lundi 21 janvier 2008

La Maison de Bernarda Alba du 31 janvier au 3 février 2008 à Nanterre!


Le Théâtre du Bout du Monde

Presente

La maison de Bernarda Alba

Texte de Federico Garcia Lorca

Mise en scène de Miguel Borras

Du 31 janvier au 2 février 2008 à 20h30

et le dimanche 3 février à 17h

Au Théâtre de la Salle des fêtes de Nanterre

2, rue des anciennes Mairies – 92000 Nanterre

R.E.R. A : Nanterre-Ville

Dans un village espagnol des années trente, la vie de cinq sœurs, toutes en âge de se marier, est bouleversée par le décès de leur père. Leur mère, Bernarda Alba, leur impose un deuil particulier : pendant huit ans elles ne pourront pas sortir de la maison « Les portes et les fenêtres seront murées. » La maison devient un tombeau pour ces femmes qui voient, impuissantes, leur jeunesse leur échapper. Seule l’aînée, Angustias pourra quitter sa famille grâce à son mariage arrangé avec Pepe el Romano, le plus beau garçon des environs. Or la cadette nourrit une passion secrète, et semble-t-il partagée, pour cet homme…

La pièce souligne avec violence l’importance des contraintes sociales qui imposent une manière de vivre et dictent les interdits. Elle traite de la condition des femmes, de leur impossibilité à disposer de leur corps et d’être maître de leur destin. Problématique encore d’actualité dans bien des pays et qui ne peut que nous interpeller.

Cette troupe est composée de comédiennes issues d’horizons différents : amateur et professionnel. Pour monter cette pièce avec des exigences professionnelles, elles ont fait appel à Miguel Borras, metteur en scène de la compagnie du Théâtre du Bout du Monde. Ce dernier a souhaité associer au projet le compositeur Michel Musseau, pour la création de la musique originale du spectacle, interprètée sur scène par une violoncelliste.


Texte traduit de l'espagnol par André Belamich

Mise en scène : Miguel Borras

Avec Grazia Aimé, Catherine Bloch, Pénélope Boissonnet, Lina Cespedes, Jacqueline Heslo, Maïlis Jeunesse, Ines de Broissia, Karine Levy, Lise Meunier, Marie Pierre Fauritte et Isabelle Bloch (au violoncelle)

Musique : Michel Musseau

Régie lumières : Lionel Vidal

Costumes et maquillages : Mélanie Dugué, Aurélie Héniart, Marie Mercier, Tanya Morozova

Décors : Karine Levy


Contacts et réservations : Sandrine Percheval ou Jennifer Mesny au 01.47.84.23.38 (sauf mercredi) ou bernarda.tbm@gmail.com


14 commentaires:

Claire a dit…

J’ai été fascinée par le travail qui a été fait autour de cette belle pièce de Lorca. La profondeur psychologique qui en émane dégage une vraie émotion qui n’a fait que s’accentuer au fil des représentations.

Paule a dit…

Moi, vous savez, je n’aime pas beaucoup le théâtre mais cette pièce est d’une telle force que pendant la représentation le public était si concentré qu’on pouvait entendre une mouche voler. Mon amie et moi-même , nous avons adorée.

Hervé a dit…

Si un jour vous voulez l'ombre chinoise lointaine d'un moissonneur, je suis prêt à la figurer car comme cela j'aurai l'impression de pouvoir absorber une partie de votre talent à toutes.

Anonyme a dit…

Bonjour Emmanuel

en effet, je suis venu assister à cette pièce le samedi 2 février à 20h30. Que dire ???

La première scène,avec la musiciennem'a semblé parfaitement adapté. En effet, il est agréable de la voir sur scène(pluôt que d'écouter un CD), et les lumières centrées sur elle posent dés le début le cadre du huit-clos.

La suivante, celle avec les deux "servantes"est peut être un ch'ti peu longue...Mais c'est le seul "reproche" que je pourrais apporter a mon commentaire.

Concrenant le décor, j'ai apprécié son côté simple, là encore tout à fait approprié.

Quand aux comédiennes, je les ais toutes trouvées, à fond dans leur personnage. Elles n'exteriorisent pas leurs émotions, mais les vivent.
Tout les non-dits, les sentimentsnon exprimés transpirent dans le jeu des comédiennes....Elles chantent et dansent aussi !!!(bravo à elles). J'ai d'ailleurs trouvé magnifique, la scène des chants derrière leurs draps.

Je ne me rappelle plus du nom de la grand-mère, qui perd soi-disant la tête mais qui en réalité comprend beaucoup de choses. Son personnage apporte un peu de fraicheur et de légèreté à la pièce...

Le fait qu'il n'y ait pas de cris lancés à tout va où de pleurs, facilite l'intériorisation de la pièce. Un drame peut amener la larme à l'oeil !!!mais pas dans cette pièce, qui va au-delà de la vie de cette famille, interroger les moeurs, les traditions et montrer les conséquences néfastes que peuvent entrainer trop d'interdits, de non-dit, de promiscuité....

Une dernière chose: Etant dans le fond de la salle, je me suis juste interrogé sur le bruit sourd à la fin de la pièce(apparement, il s'agissait de roses qui tombaient !?!)...Est-ce indispensable ???

En résumé, j'ai passé une excellente soirée !!!!

Violette Vachon.

Nadine a dit…

Vous avez un vrai talent, à l'unanimité, les spectateurs sont ravis et éblouis !

Simona a dit…

Je garde un bon ressenti de la pièce, de la générosité des comédiens, de leur investissement et [de celui du metteur en scène], dans un texte qui me touche beaucoup, comme d'ailleurs l’œuvre de Lorca dans son ensemble.

Françoise a dit…

Je n’avais jamais vu cette pièce de Lorca. Terrible tout de même de penser qu’aujourd’hui il y a des pays où semblable situation sociale d’étouffement de vie existe. J’ai fait un rapprochement aussi avec une pièce musicale récemment reçue d’un compositeur « Immured woman ». Il est remarquable que ce problème de femmes, dieu merci, dérange même les compositeurs...

Djamel a dit…

Une sobriété qui met en relief le jeu des actrices pour mieux faire sentir l'humanité de chaque personnage touché ou non par la folie, sacrifié plus ou moins au nom d'une civilisation. Bravo

Delphine a dit…

J’ai passé un excellent moment devant ce spectacle. Peut-être que la notion d’enfermement aurait pu être plus présente pour souligner la gravité de la situation. Le spectateur oublie qu’elles sont enfermées physiquement, en plus de l’enfermement moral. La crainte de l’autorité et la mort pourraient aussi être plus présentes. Mais ce fut un très bon moment et bravo à toutes.

Benoît a dit…

On se dit d'abord devant une telle violence que c'est normal, si on se rappelle le contexte historique de l'époque de Garcia Lorca. Et puis le doute s'installe est-ce que ces violences imposées aux femmes ont vraiment disparu? Plus on avance dans la pièce plus on se dit qu'elle parle d'aujourd'hui. S'il vous plait revenez la jouer encore un peu dans le quartier, surtout si c'est avec votre EXTRAORDINAIRE équipe d'actrices.

Nejma a dit…

OUF! que dire : Bernarda Alba est dans sa maison comme la reine dans sa ruche: immuable, supérieure, féroce, dominant par la soumission ses filles et les autres femmes […]; mais on sent chez le metteur en scène une faiblesse pour cette femme défaite et pathétique ou bien cette actrice joue tellement bien que l'on ressent (je ressens) de la pitié et presque de la compréhension pour Bernarda Alba. J'ai pleuré parce que, sans doute, on a tous vécu dans la Maison de Bernarda Alba ; il nous reste même de la nostalgie!! Aïe!

Laurence a dit…

Cette pièce soulève le poids de la religion et des coutumes, ce qui inclut la condition féminine : les filles de Bernarda sont tout de même soumises à 8 ans d'enfermement!!! Et de nos jours, malheureusement, c'est toujours vrai...

Sandrine a dit…

Voir des femmes jouer ensembles, donnent une ambiance particulière. La féminité est bien présente. J'ai compris le désir qu'elles avaient de crier leur jeunesse à l'extérieure jusqu'à en mourir. Je dois témoigner que physiquement, en tant que spectatrice mon corps aussi s'est senti oppressé. J'ai donc particulièrement apprécié les scènes où les comédiennes (très impliquées) chantaient, dansaient donnant une certaine légereté à la pièce.

Anonyme a dit…

Bravo les artistes, bravo le metteur en scène, l'ingénieur lumière, le scénographe....Juste, je m'interroge : un nouveau LORCA cru 2008 aurait-il écrit le même texte, après le deuxieme sexe de simone de Beauvoir et les batailles féministes des années 70... A méditer.