lundi 26 février 2007

méli mélo [d'elles]

Semaine de la femme au Petit Nanterre


A l’occasion de la fête de la femme, le quartier du Petit Nanterre s’anime de diverses manifestations, regroupées sous le générique « méli mélo (d’elles) » du 6 au 9 mars 2007. Il s’agit de réunir la population d’un quartier autour d’événements culturels (théâtre, projection, danse, marionnettes,…), mettant en scène des problématiques liées à la place de la femme dans la société ou encore permettant à ces femmes de prendre la parole en montant sur scène.
C’est aussi un rendez-vous important pour le quartier puisque ce projet se construit sur une collaboration entre plusieurs infrastructures relais du Petit Nanterre. En travaillant au plus près des habitants nous cherchons à dépasser le clivage des cités (Canibouts / Pâquerettes, notamment) en franchissant les frontières symboliques.

Programme :

Mardi 6 mars >
14h > Projection du film « Bread and Roses » (« Du Pain et des Roses ») de Ken Loach, 200, UK ; suivi d’un débat s’ouvrant sur le propos du film, soit les femmes dans la clandestinité > Centre social Valérie Méot
Mercredi 7 mars >
13h30 > Théâtre (atelier de femmes) > Centre socio-culturel des Canibouts
14h > Déambulation mêlant théâtre et capoeira (jeunes du quartier), départ du Centre socio-culturel des Canibouts, arrivée à la Maison des Jeunes du quartier du Petit Nanterre
14h30 > Théâtre (atelier enfants, atelier du Centre d’Accueil et de Soins Hospitaliers, atelier des femmes de l’association NAHDA) > Maison des Jeunes
16h > Danse (atelier danse orientale du Centre socio-culturel des Canibouts) > Maison des Jeunes
Jeudi 8 mars >
14h > Théâtre (atelier CASH) > Association ZY’VA
14h30 > Théâtre Forum, encadré par la compagnie Arc-en-Ciel, suivi d’un débat > Association ZY’VA
Vendredi 9 mars >
17h30 > Marionnettes (atelier des classes maternelles des écoles La Fontaine et des Pâquerettes) > Centre socio-culturel des Canibouts

Une collaboration entre le Service Jeunesse du Petit Nanterre, le Centre socio-culturel des Canibouts, le Centre social Valérie Méot, le GAO, l’association ZY’VA, l’association NAHDA, le CASH et le Théâtre du Bout du Monde

jeudi 15 février 2007

Marionnettes

Et pendant ce temps là, chez les petits...

mercredi 14 février 2007

Au Coeur du Quartier > le petit nanterre

Un projet pour un quartier

Le quartier du Petit Nanterre

Ce quartier connaît divers dysfonctionnements, lié à son histoire, à son enclavement, à une faible diversité sociale. La « rupture » symbolique entre les deux cités qui le composent est illustrée par la rue de l’Agriculture, sans aucun caractère ni statut, alors qu’il s’agit de la seule rue traversante du quartier. Une rupture soulignée aussi par les contrastes de forme et d’organisation urbaine des deux « cités » (Pâquerettes et Canibouts). Ce quartier fait l’objet depuis le début des années 2000 d’un Plan de Renouvellement Urbain et Social qui met en perspective, avec le projet général de quartier, les projets individuels institutionnels ou associatifs.

Le projet

La Compagnie du Théâtre du Bout du Monde travaille depuis 1995 au sein du CASH (Centre d’accueil et de soins hospitaliers) dans le quartier du Petit Nanterre. Cette présence sur le territoire depuis 10 ans s’est affirmée et accentuée depuis début 2005 jusqu’au mois de septembre 2006, où les locaux du TBM ont été installés au cœur même du quartier. Ainsi, la compagnie mène une action en continu sur le territoire en reliant les différentes populations du quartier, et permettant à des artistes de s’engager auprès d’une ville et d’un territoire dans l’amélioration du « vivre ensemble »

Les objectifs

Les objectifs sont d’abord d’un ordre local et social :

- Faire évoluer la partition symbolique entre Canibouts et Pâquerettes
- Proposer une alternative à la (re)montée de l’intégrisme
- Permettre la réappropriation l’espace public du quartier du Petit Nanterre
- Donner au citoyen, quel qu’il soit, des éléments de maîtrise (affective, sociale, politique...) de son rapport au monde.
- Développer les relations intergénérationnelles, en créant des passerelles, notamment entre les bénéficiaires de nos ateliers (pensionnaires du CASH, enfants et parents d’enfants, femmes en cours d’alphabétisation, etc…).

La Compagnie du TBM n’étant pas là pour se substituer aux travailleurs sociaux, c’est par une proposition alternative, culturelle et artistique, qu’elle entend jouer un rôle sur ce territoire. Au travers des dimensions éducative, sociale et culturelle, il s’agit pour nous de dégager des perspectives communes de production artistique et de réflexion pédagogique, en allant sur le chemin de formes nouvelles mêlant théâtre, poésie, lecture, marionnettes, art de la rue,…


Les partenaires

Sur le quartier du Petit Nanterre :

- les Centres Sociaux Valérie Méot et des Canibouts,
Les centres sociaux du quartier du Petit Nanterre sont des partenaires privilégiés, incontournables et demandeurs d’un travail de long terme sur le quartier. Ateliers commandés, ateliers proposés… Partenariat sur le ‘‘Café des parents’’ temps de rencontres centrés sur l’éducation partagée entre les parents et l’Ecole (co-éducation).
- les écoles La Fontaine et Pâquerettes,
En dehors des centres sociaux, le principal lieu de rencontres et de vie entre enfants et parents est sans conteste l’école. Les deux présentes sur le territoire du Petit Nanterre, nous ouvrent leurs portes et en concertation avec la direction nous menons des projets d’atelier de développement de l’enfant mais aussi des rencontres avec les parents afin de les faire rentrer dans l’école et d’ouvrir celle-ci vers l’extérieur.
- le centre de loisirs Maison de l’Enfance,
Nous y travaillons pendant les vacances scolaires. Les ateliers qui y sont menés (échasses, théâtre…) sont rattachés aux autres actions conduites sur le quartier. En privilégiant la dimension ludique, nous travaillons à renforcer les relations entre le service enfance et les structures du quartier. Exemple : le grand jeu été 2006 ou les enfants ont été invités à parcourir le quartier en traversant les frontières symboliques du quartier.
- l’association NAHDA (groupe de femmes),
Nous travaillons avec les groupes de femmes qui viennent à l’association pour apprendre la langue française en favorisant leur expression par la prise de parole dans des exercices de théâtre. Par le jeu théâtral sont abordées des situations centrées sur des thèmes comme l’égalité des chances permet d’ouvrir un espace de dialogue.
- l’association l’Art Mûrit (rap, slam…),
Premières approches. L’objectif consiste à croiser différentes formes d’expressions. Exemple : en juillet 2006, nous avons présenté sur le même espace scénique des marionnettes ‘‘manipulées’’ par des enfants et des textes de rap. La juxtaposition des ces formes artistiques permet aux jeunes concernés d’ouvrir leurs horizons et leur intérêt pour d’autres formes d’art.
- la Maison des Jeunes
Nous y présentons des spectacles qui associent enfants et adultes dans le cadre de manifestations ponctuelles avec en projet l’ambition de travailler avec le service jeunesse sur des rencontres plurielles ou les jeunes ‘‘confrontent’’ leurs formes d’expression avec d’autres.
- G A O - Club de prévention
Perspectives de rencontres ponctuelles autour des thématiques de nos créations.
- Médiathèque du petit Nanterre
Centre de ressources pour nos publics
- le Centre d’Accueil et de Soins Hospitaliers
Nous intervenons au CASH depuis 1995. Avec, à l’origine, un travail d’improvisation autour des processus de reconstruction de la personne. Ces gens, montrés du doigt, montent sur scène, passent du champ au contre champ. Nous observons une évolution dans les relations entre les enfants du quartier et cette population stigmatisée.

Sur Nanterre :

- le Théâtre des Amandiers
Après plusieurs années de rencontres avec des auteurs contemporains, dans le cadre d’un jumelage entre la Ville, ses bibliothèques et le Centre d’Accueil et de Soins Hospitaliers, notre compagnie est engagée depuis 2002, dans un partenariat avec le Théâtre des Amandiers. D’une part nous rapprochons ce public des œuvres présentées au Centre Dramatique National en se confrontant au texte par la mise en jeu. De l’autre nous offrons aux membres nos ateliers l’occasion de jouer les passeurs, les médiateurs ; en allant présenter notre travail dans différents services du CASH. Nous assurons des relais entre les pièces et ce public potentiel.